« Facteur Bancal »

Ou comment « Star Trek », « Les Feux de l’Amour » et la Neuro-biologie peuvent se combiner dans un langage proche de celui des éléphants.

 

Création 2011-2012
D’après William Pellier

 

Le Facteur bancal de William Pellier est une pièce de théâtre qui se propose comme une matière première : trois colonnes, trois récits, trois fictions, transposés sur trois espaces, créant simultanément trois stades différents d’une seule et même pensée. Cette « chose » théâtrale est un « objet scénique non identifié ». Car si comme dans toute pièce, il y a bien trois actes, une intrigue et quelques autres ingrédients du théâtre classique, comment nommer ce spectacle drôle et enlevé où se mêlent trois récits joués dans trois espaces différents ?

Comment parler de ce délicieux, et pourtant très profond, imbroglio où absurdité et réflexions les plus pointues d’une des sciences les plus révolutionnaires, la neurobiologie, s’enchaînent sur un rythme ébouriffant ?

Ni vraiment théâtral, ni vraiment conférence, Le Facteur bancal est une lecture performée, un objet scénique hybride et puisque la science-fiction permet aussi cette fantaisie, une scène partagée, où l’auteur – aux corps multipliés – se questionne sur son incapacité à écrire vraiment autour du thème de la science.
Le Facteur bancal a posé sa soucoupe au cœur du domaine d’O, pour donner sa version très particulière de la science au XXIe siècle. Une fiction scientifique, en quelque sorte ou, mieux encore un exercice de haute voltige et de science fictive, de science-fiction ?

Le Facteur Bancal a été donné en lecture performance en 2011 après une semaine de résidence au Domaine d’Ô, puis présenté 3 fois en mars 2012, là aussi après quelques jours de résidence.

 

Un projet U-StructureNouvelle + N.U collectif

Mise en scène collective avec :

Mathias Beyler, Axelle Carruzzo, Stefan Delon / Jean-Michel Portal, Sébastien Lenthéric et Maelle Mietton.

 


 

L’AUTEUR : William Pellier

Écrivain précoce (il écrivait son premier journal à l’âge de 11 ans), il a participé, à Lyon, à la création de la Compagnie Mobile au début des années 1990, puis a rapidement mis en scène ses propres pièces de théâtre avec La Compagnie minière (1984/1994). Il décide d’abandonner la mise en scène et le métier d’acteur pour se consacrer exclusivement à l’écriture.

Grand voyageur et marcheur infatigable : on le retrouve en 1989 en Égypte usant ses sandales aux alentours du monastère Sainte-Catherine du Sinaï, puis en 1993 en Écosse, jusqu’au Cap de la Colère ou encore en 1997 sur les traces d’un guerrier amérindien, dans la vallée de l’Urubamba, au Pérou, non loin de Machu Picchu.

Sa muse géographique de prédilection reste la chaîne des Alpes qu’il parcourt en tous sens depuis cette fin du XXe siècle, un fin carnet à spirale dans son sac à dos, consignant méticuleusement toute forme de vie croisée, animale comme végétale.

Il collabore avec Lionel Marchetti à des pièces électroacoustiques dont Mue, éditée en 1993 (Metamkine), ou Satellite amateur, toutes deux diffusées sur France culture.

Il a publié trois textes aux éditions Espace 34 « Le tireur occidental », « Grammaire des mammifères » (une 1 ère puis une seconde édition) et « La vie de marchandise« .

 


Le Domaine d’O – Arts et sciences

Un projet original mené par le domaine d’O, la Chartreuse de Villeneuve les Avignon et les éditions Espace 34. En favorisant les échanges et rencontres entre dramaturges et scientifiques, ces trois partenaires ont permis l’écriture de plusieurs textes théâtraux inspirés des réflexions scientifiques les plus actuelles.

 

Reportage : Arts et sciences

En favorisant les échanges et rencontres entre dramaturges et scientifiques, ces trois partenaires ont permis l’écriture de plusieurs textes théâtraux inspirés des réflexions scientifiques les plus actuelles.

Les arts et les sciences s’entrecroisent pour une discussion ouverte où se mêlent de multiples voix, celles d’artistes et de scientifiques, de spectateurs et de citoyens. L’engagement éco-responsable du domaine d’O s’exprime notamment par son implication au sein du réseau européen Imagine 2020 – Art and Climate Change.

Les membres du réseau sont animés d’une volonté commune d’engager le secteur culturel européen vers une meilleure prise en compte des changements globaux, tant dans la gestion de leur structure que dans leurs projets artistiques. C’est notamment en mettant en avant le lien « art et science » que le réseau souhaite s’impliquer sur les changements globaux. Les artistes jouent un rôle essentiel dans la prise de conscience et la sensibilisation des citoyens sur ses sujets.

 

Diffusion

du 27 au 29 mars 2012 / Domaine d’O Montpellier