Performeur·euse·s
Aurélie Piau
PLASTICIENNE
Activiste, engagée socialement, défenseuse du prolétariat et des dominés, Aurélie Piau choisit l’humour face à la violence du monde et l’art pour rendre « le monde vivable » dans lequel elle crée en s’amusant. Dans ses peintures, dessins, « bibelots » de faïence et papiers peints, les thématiques s’entremêlent dans un univers joyeux et grinçant : fragilité et résistance, sacré et blasphème, violence policière et jeux d’enfants, féminin et anthropocène, gloire et ridicule, sport et capitalisme, décor et politique, délicatesse et trivialité. « Est-ce que je vais dans le décor ? » est la question récurrente que se pose Aurélie Piau. En effet, la question du décor est centrale dans son travail. Ses oeuvres en reprennent les motifs et supports populaires pour créer un environnement généreux d’images et d’objets, liés au monde du sport. Un décor qui, à mieux y regarder, semble tomber en déliquescence et nous offre un autre regard sur le monde du sport dans une ambiance de joyeux désespoir.
Installée à Montpellier depuis les années 2000, son travail a été présenté à l’occasion d’expositions personnelles et collectives à Montpellier (aux 13 Vents – Centre Dramatique National, «Biennale SOL !» au MO.CO Panacée ; à l’Université UM) ; à Sérignan (MRAC Musée régional d’art contemporain Occitani) à Nîmes (galerie Etant Donné) ; à Paris (« Galerie Pierre Hallet – Carrousel du Louvre, «Drawing Now » foire de dessin contemporain) ; à Limetz-Villez (à Galerie Michelle Guerin) ; à Strasbourg (Galerie No Smoking) ; à Bruxelles (Galerie Xavier Ronse AAF) ; en Grèce à Thessalonique au Musée de la culture byzantine) ; Sarasota aux Etats-Unis (Art-Center) et au Luxembourg (Art Week Galerie Clémence Boisanté). En 2019, le FRAC Montpellier acquiert une de ses grandes peintures.
Yasmine Blum
PLASTICIENNE
Destinée d’abord à une carrière scientifique mais freinée par les mathématiques, elle se tourne vers les arts plastiques, où elle prolonge ses premières curiosités pour le vivant et les langages symboliques. Élevée auprès d’une mère peintre et pédagogue, elle se forme très tôt au dessin, pratique qui la distingue dès l’enfance malgré une grande timidité et devient pour elle un moyen privilégié de se relier aux autres.
Au fil de ses études aux Beaux-Arts puis de ses expériences professionnelles, elle développe une pratique du dessin nourrie par les sciences, le sacré et l’inconscient collectif, explorant notamment le motif du monstre, le vivant à l’échelle cellulaire et des formes hybrides qui oscillent entre précision graphique et zones d’ombre.
Avec l’entrée dans le monde du travail, la création prend une dimension de « sublimation » : le dessin devient un outil de résistance à la perte de sens et à la violence des institutions, ainsi qu’un espace intime, presque mystique, où se tissent des liens entre corps, récits et territoires.
Mélaine Blot
COMÉDIEN
Il découvre le jeu d’acteur à l’adolescence et joue dans plusieurs courts-métrages, lors de sa formation à Studio M (Montpellier). En 2013 il rejoint la troupe de La Bulle Bleue, ESAT artistique de Montpellier en tant que comédien (Établissement et Service d’Accompagnement par le Travail) et participe aux ateliers et laboratoires animés par de nombreux acteur·rices, metteur·ses en scène, chorégraphes, danseur·ses, chanteur·ses, musicien·nes professionnel·les.
Il joue dans les pièces créées avec les artistes associé·es : La Ligne et le cercle de Marion COUTAREL (Théâtre de la Remise, 2012) ; La Jeune Femme à la Licorne de Marion COUTAREL (Théâtre de la Remise, 2014) ; Coeur d’encre de Christelle MELEN (Hélice Théâtre, 2014) ; Les Petits Chaos de Bruno GESLIN (La Grande Mêlée, 2016)-Cycle FASSBINDER ; Je veux seulement que vous m’aimiez de Jacques ALLAIRE (2017)-Cycle FASSBINDER ; Huit heures ne font pas un jour de Evelyne DIDI (2019)-Cycle FASSBINDER ; L’Amour des commencements de Maguelone VIDAL (Cie Intensités, 2019) ; Je t’aime, un peu, beaucoup, à la folie… (Cie Frédéric Neau et Cie, 2021) ; Incendiaire de Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos (Cie Futur Immoral, 2023) ; La Tempête et Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespear, de Marie Lamachère (Compagnie Interstices, 2023) ; On fera mieux la prochaine fois de Nicolas Heredia (Cie La Vaste Entreprise, 2025) ; Radio Fuoco et Euphoria de Paola Stella Minni et Konstantinos Rizos (Cie Futur Immoral, 2025).
Depuis 2021, il participe au projet Espaces Vivants – laboratoire artistique nomade et inclusif déployé par le N.U Collectif, qui ouvre des espaces de création collective et d’inclusion culturelle. Depuis 2024, il est artiste associé au N.U Collectif sur Espaces Vivants et La république des Autres, oeuvre hybride mêlant performance, poésie sonore et théâtre instrumental.
Anthony Gros-Audibert
PERFORMEUR
Anthony Gros-Audibert est travailleur au sein de l’ESAT Les Ateliers Kennedy à Montpellier (Établissement et Service d’Accompagnement par le Travail). Depuis 2021, il participe au projet Espaces Vivants – laboratoire artistique nomade et inclusif déployé par le N.U Collectif, qui ouvre des espaces de création collective et d’inclusion culturelle. Artiste associé au N.U Collectif depuis 2024 sur Espaces Vivants, il contribue également à La république des Autres, œuvre hybride mêlant performance, poésie sonore et théâtre instrumental. En 2025 il participe à «L’art de l’acteur·ice. Explorer des mondes », conçu un parcours de créativité sur un mois, permettant à douze participants de se produire devant un public. Portée par la Bulle Bleue, cette première formation dédiée aux comédiens et futurs comédiens en situation de handicap est une avancée majeure dans le domaine de l’inclusion.
Depuis 2021, il participe aux ateliers et laboratoires animés par de nombreux acteur·rices, metteur·ses en scène, chorégraphes, danseur·ses, chanteur·ses, musicien·nes professionnel·les. Il joue dans les pièces créées avec les artistes associé·es : Incendiaire (2023, Cie Futur Immoral) ; Pause (2022, Cie Le Baril) ; Je t’aime, un peu, beaucoup, à la folie… (2021, Frédéric Neau et Cie). Ses peintures et dessins sont exposés dans plusieurs lieux d’expositions, notamment : L’être-Maison : L’art Brut des Artistes des ESAT A. Kennedy / La Bulle Bleue, en 2025 à la Hall Tropisme – tiers-lieu culturel à Montpellier ; Nouvelles œuvres extraordinaires en 2024 au Centre social de Vergès et à La Cité des Arts
à Montpellier
Julia Leredde
DANSEUSE
Son activité se situe à la lisière entre la danse, la rencontre, le spectacle, la vie quotidienne, le poétique et le politique. Julia commence par étudier l’activité physique et le geste sportif avec une licence STAPS, tout en découvrant auprès de la chorégraphe Nadine Beaulieu la technique d’Eric Hawkins et le fonctionnement d’une compagnie de spectacle vivant. Intéressée par les relations entre corps acteur et corps spectateur, elle poursuit ensuite un master en diffusion de la culture.
Parallèlement, elle participe à des projets collectifs, des créations éphémères et in situ, et développe une attirance pour les espaces non dédiés. Elle affine ses intuitions autour de l’improvisation en rue avec la compagnie Jeanne Simone, puis crée pendant quelques années ses propres projets en espace public au sein de la Cie Ironie du corps. Elle accompagne également chorégraphiquement plusieurs compagnies des arts de la rue (Cie Les Toiles Cirées, Cie Le Thyase, Cie Les Armoires Pleines, Collectif La Méandre), en tant que regard chorégraphique.
Aujourd’hui, elle est interprète pour plusieurs compagnies de danse (L’Avaleur, Cie Satellite, Collectif Sauf le dimanche) tout en poursuivant son travail d’accompagnement chorégraphique auprès de compagnies des arts de la rue (Cie Les Toiles Cirées, Cie Le Thyase, Cie Les Armoires Pleines, Collectif La Méandre, Cie Veiculo Longo). Elle danse dans des pièces mêlant amateur·rice·s et professionnel·le·s, personnes ordinaires et « anordinaires », et joue des formes parfois aux frontières du spectacle : marathons d’improvisation en rue, performances relationnelles, bals populaires, interventions-surprises en salles de classe ou encore pièces abstraites présentées dans la salle à manger d’un Ehpad.
[1](https://diffusingdurableart.org/yasmine-blum-collectif-soma/)
Diane Peltier
DANSEUSE
Elle étudie la danse classique à l’école municipale de Manduel (Gard) sous la direction de Chantal Fortier, jusqu’à l’obtention de son baccalauréat en section Lettres et langues. Elle part ensuite à Montpellier pour suivre pendant deux ans une formation en danse classique et jazz à l’école EPSEDANSE dirigée par Anne-Marie Porras, où elle rencontre le jeune chorégraphe Yvann Alexandre qui l’invite à rejoindre sa compagnie, au sein de laquelle elle sera interprète pendant neuf ans.
Parallèlement, elle danse pour plusieurs chorégraphes tels qu’Yvann Alexandre, Lionel Hoche, François Rascalou (Cie Action d’Espace), Muriel Piqué (Cie Comme Ça), Michèle Murray, Didier Théron, Anne Lopez (Cie Les Gens du Quai) et Éloise Deschemin (Cie E.A.L.P.), construisant un parcours d’interprète sur plus de vingt ans. Elle est également sollicitée comme regard extérieur sur les créations de Maguelone Vidal, Anne Lopez et Éloise Deschemin.
Tout au long de ce parcours, elle développe un intérêt marqué pour la pédagogie et la transmission, menant des ateliers en écoles, collèges, lycées, associations, hôpitaux et centres de formation. Depuis plusieurs années, Diane Peltier est formatrice et enseignante permanente en danse contemporaine au centre de formation EPSEDANSE à Montpellier et intervient régulièrement comme membre de jury lors de concours chorégraphiques.
