« A FEW SECONDS AFTER DARKNESS »
PERFORMANCE CHORÉGRAPHIQUE, SONORE ET IMMERSIVE
PIÈCE POUR UNE DANSEUSE, DEUX PERFORMEURS, DEUX MUSICIENS
CRÉATION 2017
Nous entrons dans la nuit. Il nous faut devenir cette étendue souple, uniforme – annuler nos contradictions, nous liquéfier des plantes des pieds jusqu’aux racines des cheveux. Dans cet éther fragile et instable, le visible reste menacé par l’invisible, l’obscurité pouvant ronger la lumière à chaque instant.
[VOIR LA PIÈCE EN INTÉGRALITÉ]
A few seconds after darkness nous ramène à ce moment initial de la création de l’Univers où la lumière jaillit de la nuit. Le public est immergé dans un espace baigné de brouillard où des faisceaux lumineux transpercent l’obscurité, donnant naissance au son. Le dispositif lumino-acoustique réagit aux gestes des artistes qui déclenchent des combinaisons : la lumière devient force initiale, impulsion première, invitant les corps à composer cet univers en devenir. Pièce hybride en constante transformation, elle met en présence son, corps, souffle et lumière dans un univers qui se compose et se recompose en direct. Les gestes et miroitements traversant les faisceaux modulent d’abord la matière sonore du dispositif, sculptant ensuite un monde en expansion avec les musiciens en live. Entre nappes sonores spatialisées et création musicale en direct, A few seconds after darkness joue de nos sens et de nos perceptions et nous invite à nous réapproprier notre propre temporalité. À la suite de la représentation, le dispositif s’ouvre à l’exploration des publics prolongeant l’expérience dans un dialogue direct avec l’œuvre.
Il y a d’abord un murmure.
Qui enfle.
Puis se déversent les torrents.
Dans cette nuit sans fin, les contrastes s’abolissent.
Au milieu de l’azote et des nuages de poussière, dans ces néants brumeux où les aspérités trahissent l’harmonie, des catastrophes sublimes sont en gestation.
Magma génésique, replis d’univers, envers de conscience.
La profondeur d’un cristal est proportionnelle à la fulgurance du rayon qui le transperce.
Le miroir découvre l’axe de sa réflexion.
Réfracte un fil ténu.
Le prisme brise les perspectives accomplies.
Roulement de ténèbres.
Des consonnes s’élèvent et chassent le fugace.
Rafales bruyantes élargissant l’horizon. À la vitesse de la lumière, le temps cesse d’exister.
Chevauchement d’ondes tantriques.
Un ressort tendu pendant une éternité met une éternité à se détendre.
Les faisceaux d’argent de la connaissance enfoncent leurs doigts de couleurs dans les gants de l’ombre.
Le vent du vide frappe aux portes du néant.
Hurlement du premier jour du monde : le ciel vole en éclat.Un palindrome fameux pourrait accompagner cette démonstration : In girum imus nocte et consumimur igni.
Nous allons en rond dans la nuit et sommes consumés par le feu. L’incantation se répète en boucle, sans acteurs ni témoins, seulement hantée par des spectres agissants.À l’opposée d’une mise en scène du désastre, cette cérémonie sans fin vise à ranimer les étoiles éteintes par les progrès de l’aliénation.
Rien de secret dans l’éperdu. L’absence est là pour qui peut en sentir le poids. L’imagination seule tient les rennes de cette parade sauvage.Nous allons traverser le réel
et manger l’azur.Vincent Dorp | Auteur
Février 2017, à propos de «A few seconds after darkness», lors du Festival Big-Bang | humain Trop humain — CDN de Montpellier
ÉQUIPE ARTISTIQUE
Conception : Axelle Carruzzo
Assistant à la mise en scène : Sébastien Lenthéric
Regard extérieur : Mathias Beyler
Performeurs : Diane Peltie, Axelle Carruzzo, Sébastien Lenthéric,
Création sonore : Damien Ravnich et Bertrand Wolff – Postcoïtum
Création lumière : Guillaume Allory
Ingénieur multimédia : Daniel Romero
Scénographie : Axelle Carruzzo
Construction des volumes : Christophe Beyler
Régie lumière : Jason Razoux
Vincent Dorp, Orion Scohy
Vidéastes : Cyril Laucournet,Yvan Schreck
Photographe : Corinne Nguyen
Accompagnement au développement : Thomas Desfossé
Pour leur aide, merci à : Fernando González-Posada Flores, Enseignant-chercheur (Université de Montpellier, CNRS, IES) ; Sylvain Stawsky, Mezzo-soprano
DIFFUSION
— MICC Festival des Industries Culturelles et Créatives, 12 Avril 2018, La Tendresse Montpellier
— MÈQ Festival international d’art numérique performatif, 12 OCTOBRE 2017, CDN Montpellier
— Big Bang Festival, 28 Février 2017, Domaine d’O/CDN Montpellier, Montpellier
— LABOral Centro de Arte y Creación Industrial, Espagne, 16 Janvier 2017
COPRODUCTION
Humain trop humain | Centre Dramatique National de Montpellier, sous la direction de Rodrigo Garcia
SOUTIENS
— Ministère de la culture, Direction régionale des affaires culturelles Occitanie (Arts Plastiques & Théâtre)
— Conseil régional Occitanie / Pyrénées Méditerranée
— Institut Français | Bilbao
— La Ville de Montpellier
ACCUEIL EN RÉSIDENCE
— Centre Dramatique National de Montpellier
— MÈQ | Département Numérique du CDN de Montpellier
— Paloma | SMAC de Nîmes Métropole
— LABOral Centro de Arte y Creación Industrial | Gijón, Asturies, Espagne
— Domaine d’O | Domaine Départemental d’Art et de Culture | Montpellier
— Mix’Art Myrys – Collectif d’artistes autogéré | Toulouse





