Musiciens


Bertrand Wolff

COMPOSITEUR, MUSICIEN
À la croisée des pratiques artistiques et musicales, son parcours témoigne d’une recherche constante sur les interactions entre le son, l’image et les environnements sensibles. Bertrand Wolff se forme à la musique en étudiant la clarinette et la batterie. C’est cependant sa découverte des travaux de Pierre Schaeffer, pionnier de la musique concrète, qui marque un tournant décisif dans son approche musicale. Inspiré par les explorations sonores, Bertrand Wolff s’intéresse aux nouvelles formes de composition musicale mêlant techniques instrumentales traditionnelles et outils électroniques. Après avoir étudié aux Beaux-Arts de Quimper puis de Lyon, il approfondit ses connaissances en composition au Conservatoire National à Rayonnement Régional (CNRR) de Marseille sous la direction de Pascal Gobin. Ces expériences nourrissent une pratique hybride où se mêlent arts visuels, musique, et technologies numériques. Compositeur et artiste sonore, il multiplie les collaborations avec des artistes issus de divers horizons : musiciens, plasticiens, écrivains, et cinéastes. Ses créations s’inscrivent dans un dialogue permanent entre le son et son environnement. En 2018, il compose « Umwelt », une pièce mixte mêlant musique instrumentale et électronique, produite par le GMEM — Centre national de création musicale de Marseille. Ce projet illustre son approche particulière, associant des paysages sonores immersifs à une réflexion sur l’environnement et la perception humaine. Il est également un acteur engagé dans la production musicale indépendante. En 2010, il cofonde le label Daath Records, dédié à la diffusion de projets hors normes. En 2016, il lance Mujô, un studio spécialisé dans la création sonore et le cinéma documentaire, élargissant ainsi son champ d’action à la narration et à la mémoire sonore. L’un de ses projets collaboratifs marquants est le duo « Postcoïtum Animal Triste », formé avec Damien Ravnich, qui fusionne acoustique, électronique et influences variées (IDM, indie rock, musiques électroacoustiques) pour créer un univers sonore dense et introspectif. Puis, avec des œuvres telles que « Auscúltare », présentée lors du festival Propagations en 2023, il explore la relation mimétique entre la voix humaine et les synthèses électroniques. Cette pièce interroge les capacités expressives de la voix dans un dialogue avec des sons artificiels, brouillant les frontières entre l’organique et le numérique. Bertrand Wolff se situe à la confluence de plusieurs traditions musicales, notamment la musique acousmatique, l’electronica, et la musique contemporaine. Ses compositions se caractérisent par une approche immersive, souvent destinée à envelopper l’auditeur dans une position d’écoute particulière. Il conçoit le son non seulement comme un matériau musical, mais aussi comme un vecteur d’émancipation et de réflexions.

Bololipsum

MUSICIEN ET LUTHIER ÉLECTRONIQUE
Bololipsum est un artiste hacker (celui qui est curieux et qui détourne) qui développe un travail lié à la technologie, aux détournements d’objets, et s’intéresse aux processus de fabrication, d’appropriation des savoirs et défend le partage des savoirs et des données,. En 2010 -après un parcours aux beaux arts de Montpellier– il se spécialise dans la musique électronique, avec un intérêt pour le détournement et les failles électroniques. Autour de ces questions, il développe tout un écosystème, des instruments de musique (électronique et lutherie sauvage), logiciels et matériel, aux productions discographiques (pochette DIY, fabrication du papier, support VHS, disquette, etc…). En 2015, il fonde le label « Hapax-Records » afin de structurer ses productions et collaborations (duos m[ød·3 et Mangrove), comme un laboratoire d’expérimentation de techniques de production autour du recyclage et du circuit‑court. Sa discographie témoigne de cette recherche : Ecolipsum – Monstres (2012), Bololipsum – Lorem Mundi (2015), m[ød·3 (2016), Bololipsum – t.e.e.l.f (2018), Bachcha Orchestra – Et si ? (2021), Bachcha Orchestra (2024). Depuis 2010, il consacre une part importante de son activité à l’animation d’ateliers (en milieu scolaire et carcéral, en hôpital, ou encore au Centre d’art La Panacée à Montpellier), ouverts à tous âges et niveaux, pour transmettre sa démarche autour du son. Par une approche ludique, il explore le détournement d’objets, le circuit-bending (« court-circuitage » de jeux et jouets électroniques et sonores), ainsi que le hacking électronique et numérique. À partir de 2018, il travaille avec différentes compagnies de danse (Cie N.U Collectif «Espaces Vivants», «La république des autres» ; Cie Satellite / La bulle Bleu «Parcours Chorégraphiques», Cie Portes Sud, Cie Accord). C’est dans ce contexte que naît Bachcha Orchestra, d’abord projet musical éphémère, fruit d’un collectage de sons et d’instruments sur plusieurs années d’ateliers dans les milieux scolaire, carcéral, médico-social, universitaire et associatif. C’est en résidence de création en danse contemporaine, notamment avec Or (Cie Portes Sud) et les Impromptus poétiques (Cie Satellite) que Bachcha Orchestra se pérennise comme projet musical à part entière. Depuis 2020 et la création du duo musical jeune public En boucle ! (LpLpO, Bololipsum), il tourne dans les écoles et collèges d’Occitanie un spectacle sur la prévention des risques auditifs (dispositif Écoute-écoute, Octopus, ARS Occitanie). Chasseur-cueilleur, Bololipsum fait avec ce qu’il trouve, travaillant à l’économie de moyen, à grand renfort de bidouilles en tout genre. Sa musique va piocher tour à tour dans le hip-hop, la musique psychédélique, en alternant nappes hypnotiques et beats accrocheurs. Avec Bachcha Orchestra les limites technologiques sont au service de la musique. Un compost sonore de nappes dissonantes lowtech et de ritournelles court-circuitées. La bande son d’un univers usé où les poubelles sont pleines de poésie. Une musique à écouter, à danser et à regarder en train de se faire

Jean-François Blanquet

AGITATEUR SONORE
Mène une recherche sur la réécriture des médias sonores et visuels à l’aide de plusieurs procédés tels que l’émission/réception d’ondes (radio, HF, infrarouge, wifi), le feedback électronique (table de mixage et eff et, ordinateur), la modification et la réappropriation d’objets audio et vidéo (circuitbending), la voix, le texte et le larsen (haut-parleur et micro). Il privilégie l’acte direct et la performance comme mode d’expression, cherche dans le bruit et l’instabilité des ouvertures propices à l’aventure des sens. Il travaille avec des objets bon marché, trouvés ou de seconde main. Fabrique des outils d’expression plus ou moins bien contrôlables. Une formulation s’articulant à l’aide de dispositifs complexes de mise en boucle, de larsen, de réinjection du signal et autres procédés de réactions en chaînes… vers une esthétique de la confusion. Il est le co-fondateur du groupe audiovisuel projectsinge ainsi que membre de Demolecularisation (A/V performance) avec Jérôme Blanquet. Il anime une émission mensuelle de création sonore Le Tetraèdre sur Radio Panik/Bruxelles. Travailles entre autre avec la Cie Nocturne, Cie comme ça, N.U collectif, U-StructureNouvelle/ myrtilles (Montpellier), Cie13 (Antwerp). Festivals : Back-up festival (Weimar), Cimatics (Brussels), Paysages Electroniques (Lille), File festival (Sao Paolo), Split film festival (Croatie), festival videomedeja (Belgrade and Novi Sad), Mutek (Montréal), Salon Bruit/HBC (Berlin), On the Edge (Scarborough/Uk), Mal au Pixel (Paris), Cinemed (Montpellier), Emergences (Paris), Vision’R (Paris), Hacker Space festival (Paris), Visionsonic (Paris), Rendez-vous Electroniques (Paris).

Jean-Michel Portal

CHANTEUR ET COMÉDIEN
Labradore
Parallèlement à sa formation théâtrale en classe libre à Florent (1988 1990) et au conservatoire national supérieur d’art dramatique (1991-1994) Jean-Michel Portal est chanteur et guitariste dans deux groupes de pop rock : «Alex de lys» de 1986 à 1997 (plusieurs concerts «Le Rock dans tous ses États» Évreux, «Francofolies» la Rochelle, tournées en France, Italie, Allemagne) et Labradore avec Mathieu Rondeau et Cyril Mordant depuis 2005. Il a reçu une formation de chant au conservatoire et a suivi un stage AFDAS en 2004 sur la technique vocale. Il démarre sa carrière au cinéma dans «Tumulte»s, de Bertrand van Effenterre, enchaîne avec «Welcome to Veraz», aux côtés de Kirk Douglas, suit «Nos vies heureuses», film présenté à Cannes. En 2000 «La chambre des officiers» lui vaut d’être nommé pour le César 2002 du Meilleur espoir. Il consacre également du temps à la compagnie qu’il a créée avec May Bouada, «Ils sont magnifiques dans l’espace», avec laquelle il monte la pièce grivoise de Maupassant : «A la feuille de rose, maison turque». Il part ensuite à Valence, en Espagne, pour tourner «Pas si grave», de Bernard Rapp, avec Romain Duris et Sami Bouajila. De retour en France, il joue avec la Compagnie des Lucioles dans «Les ordures, la ville et la mort», de Fassbinder, mis en scène par Pierre Maillet. Ils commencent à Rennes puis entament une belle tournée jusqu’à Paris en juin 2003, suivent les films «Ce jour-là» de Raoul Ruiz, «Sauf le respect que je vous dois» de Fabienne Godet, «Ma vie en l’air» de Rémi Bezançon, (…) «La Belle Personne» de Christophe Honoré, et le dernier en date «Je suis un no man’s land», 2011 de Thierry Jousse.

Lucas Itié

BASSISTE
Labradore
Autodidacte, passioné, à la base par le blues et le rock des années 60 et 70, son apprentissage se fait donc en relevant des «classiques» de Jimi Hendrix, Led Zeppelin, The Doors ou encore The Beatles, en passant par Robert Johnson, Muddy Waters et bien d’autres! Quelques années plus tard, s’ensuit une formation au JAM ( jazz action Montpellier) avec de nombreux cours et donc de nouveaux horizons musicaux abordés. Parallèlement à cet apprentissage, dès l’age de 15 ans, il tourne avec de nombreux groupes de style très different, allant du punkrock à la pop en passant par le reggae ou la folk voir meme l’electro et le rap. Fort de ces années d’experience, il se produira un peu partout en France mais aussi à l’etranger (Suède, Turquie, Allemagne, Belgique, Suisse, Espagne ) dans de nombreux café-concerts mais également dans de gros festivals jusqu’à de grandes salles tel le Zenith de Montpellier ou le Trianon à Paris ; c’est la scène qu’il affectionne avant tout. A partagé l’affiche avec : Manu Dibango, General Elektrics, Eiffel, Puggy, Yodelice, Gerald de Palmas, Superbus, Cali, Gaetan Roussel…

Matthieu Rondeau

COMPOSITEUR ET GUITARISTE
Labradore
Matthieu Rondeau est auteur-compositeur-interprète et ingénieur du son. En 2001, après être sorti diplômé de l’Institut des Arts de Diffusion (Belgique), il crée son premier projet musical baptisé «Libelul». Le rémois compose actuellement sous le nom de « Den House » et se produit régulièrement sur scène avec son groupe (Francofolies de La Rochelle, Bars en Trans, Cabaret Vert, Festival Chorus…). Matthieu compose également pour des documentaires et des publicités, et intervient dans les lycées pour initier les élèves à la composition de chansons «Pop». Il réalise parallèlement la prise de son de nombreux disques de musique classique et a notamment travaillé avec le célèbre quatuor Ysaÿe ces douze dernières années.

Franck Gervais

COMPOSITEUR ET MUSICIEN
Franck Gervais développe depuis plusieurs années un travail étroitement lié à la scène et à l’image. Il crée des musiques originales pour le théâtre et la danse au sein de nombreuses compagnies ( Le Chat du Cheschire, Ouragane, Pernette ou encore Bodecker & Neander, M. Sc C. Luthringer…) explorant une écriture sonore à la fois narrative et sensible, souvent teintée d’onirisme. Il compose également pour le cinéma, signant plusieurs bandes originales de documentaires (Dans mon donjon de O. Bertrand / Z’azimut Film, The funny face of broadway de R. Batteault / IO Production…), de courts (Les Williams d’Alban Mench, Le Vacant de Julien Guetta / Les Films au long court…) et longs métrages (Après la Pluie le beau temps de Nathalie Schmidt / Gemini Film, Fast de D. Desarthe / Les Films Pelleas …) où il poursuit la même attention aux atmosphères, au rythme et au jeu entre silence et musique.